28.02.18 Problématique bancaire et Suisses de l'étranger: approche réaliste privilégiée

 


Le Conseil national a décidé aujourd’hui à 132 voix contre 48 et 4 abstentions de suivre la majorité de sa commission de politique extérieure (CPE-N) en refusant la motion de Filippo Lombardi sur les banques d’importance systémique. Cette décision a été prise suite à de récentes avancées sur la question bancaire découlant de discussions entre des représentants des grandes banques et de la «Cinquième Suisse».

L’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE) estime que cette approche, qui s’inscrit dans sa stratégie en trois axes, privilégie un résultat rapide et concret à un problème qui dure depuis dix ans.

 

En août 2017, l’OSE a présenté une stratégie en trois axes. Celle-ci visait à trouver une solution aux difficultés qu’éprouvent les Suisses de l’étranger à maintenir des relations bancaires en Suisse à des conditions raisonnables. L’OSE a ainsi décidé d’aborder la question en cherchant des solutions au niveau des banques d’importance systémique, des banques publiques et privées.

En amont, deux initiatives parlementaires avaient été déposées à la session d’été, l’une en lien avec PostFinance et l’autre en lien avec les banques d’importance systémique. Elles visaient à obliger les grandes banques à mettre en place des mesures en faveur des Suisses de l’étranger. Toutes deux avaient été acceptées en première instance. La pression politique qui en a découlé a permis la mise en place d’un dialogue entre les banques d’importance systémique et l’OSE. En parallèle, une banque publique s’est déclarée prête à offrir aux membres de la «Cinquième Suisse» des conditions conformes aux attentes de l’OSE.

 

La motion sur les banques «too big to fail», déposée le 16.6.2017 par le conseiller aux Etats et vice-président de l’OSE, Filippo Lombardi (PDC/ TI), demandait quant à elle, que tous les Suisses puissent disposer d’un compte dans un établissement d’une banque d’importance systémique.

Les éclaircissements pris auprès des banques durant les réunions ont révélé que ladite motion serait difficilement applicable à court ou moyen terme.

 

L’OSE estime que cette approche privilégie un résultat rapide et concret à un problème qui dure depuis dix ans.