28.11.18 Vote électronique - suppression du système genevois

 


L'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE) regrette l'annonce faite aujourd'hui par le Canton de Genève de la disparition du système de vote électronique CHVote en 2020 pour des raisons financières. L'OSE se bat pour que les droits politiques de nos compatriotes expatriés soient respectés, raison pour laquelle elle soutient l'introduction du vote électronique qui semble, pour l'instant, seul à-même de permettre aux Suisses de l'étranger de participer aux élections et votations fédérales.

Tout comme leurs compatriotes de l'intérieur, les Suisses expatriés peuvent participer aux votations et élire leurs représentants sous la Coupole fédérale. Malheureusement, et trop souvent, ils reçoivent leurs documents trop tard pour pouvoir voter dans les délais. Dans ces conditions, l'e-voting semble être la seule solution pour que la Suisse ne prive pas de leur droit démocratique 172 000 Suisses inscrits sur un registre électoral. Il est fondamental, dans le système démocratique suisse au sein duquel le peuple est amené à voter quatre fois par année, que l'ensemble du corps électoral puisse exercer ses droits politiques et cela sans distinction du lieu d'habitation.

C'est la raison pour laquelle le Conseil des Suisses de l'étranger – reconnu par la Confédération comme porte-parole de la «Cinquième Suisse» – a décidé, lors de sa séance du 10 août dernier, de lancer une pétition en ligne, www.evoting2021.ch. Celle-ci demande au Conseil fédéral et au Parlement de rendre le vote électronique accessible à toutes les Suissesses et à tous les Suisses de l'étranger d'ici à 2021. Elle sera remise ce vendredi 30 novembre à Chancellerie fédérale par le comité de l'OSE, dont font partie plusieurs parlementaires.

Pour rappel, la sécurité n'a jamais été mise en question, la décision du canton de Genève est uniquement financière et il est étonnant qu'il n'ait pas été possible de trouver une solution avec la Chancellerie fédérale et les cantons. L'OSE prendra contact avec le Canton de Genève et la Chancellerie fédérale à ce sujet. En effet, l'OSE souhaite que la Confédération et les cantons s'engagent, également au niveau du développement technique, afin de garantir la sécurité du système (vérifiabilité individuelle et universelle). La décision de la Chancellerie fédérale de soumettre ce système à des tests publics par des hackers au premier trimestre 2019 est à ce titre à saluer. Il en va de même pour la décision de la Chancellerie fédérale de publier les codes sources également durant le premier trimestre 2019.